La Guerre Contre Gracia Volume 3 : L’Empereur Djoda

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Lunor
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La Guerre Contre Gracia Volume 3 : L’Empereur Djoda

Message par Lunor » jeu. mars 26, 2020 3:05 pm

La Guerre Contre Gracia
Volume 3 : L’Empereur Djoda


Résumé du volume précedent :
Au cours de l'an 1710, la résistance contre l'empire gracien se dresse autour de plusieurs clans. Après des années sans pouvoir combattre les Hybrides de l'empire, le pouvoir des géants offre aux aventuriers et héros une occasion de contre-attaquer !

De nombreuses villes sont libérées : Aden, Rouage, La Forteresse Blanche, Orientale.

La guerre s'est enlisée et les clans du Cénacle et de la Résistance sont les seuls encore impliqués, essayant de percer les mystères des technologies géantes en vain. Un simili de trêve s'installe.
Note de l'Auteur :
Nous entrons dans le vif de ce que je nommerai « Le Problème Djoda », des choses vous sembleront certainement incohérentes, impossibles ou invraisemblables.

En effet, c’est normal. Nul n’a les réponses à toutes les questions tant le mystère fut épais et tant il manque aujourd’hui de nombreuses réponses à de nombreuses questions.

L’on parle ici de magies que nous n’avons pas comprises, de personnalités à moitié folles et d’autres problème du genre.
Le Voile :

Dans la cité Gracienne, en Août 1710, une sphère immense fut installée au cœur de la ville, pulsant de magie et clairement de conception géante ou du moins inspirée de leurs œuvres.

Aussitôt le monde entier en fut bouleversé : Au travers chaque sanctuaire la rumeur se fit grandissante que les dieux semblaient distants, comme coupés de nous.

La Haute Prêtresse de Sayha m’expliqua qu’ils ne sentaient plus le souffle de Sayha qui les guidait et leur permettait de se retrouver les uns les autres

Le Haut Prêtre d’Eva me révéla que leurs prières ne recevaient plus de réponses et qu’ils se sentaient coupés de leur déesse .

Un phénomène qui s’avéra à priori commun à tous les sanctuaire malgré quelques… incohérences que je ne saurai aujourd’hui toujours pas expliquer : Certaines fois, nous sentions malgré tout le regard des dieux se poser sur nous.

Il s’avéra donc que tous les cultes faisaient le même constat : Depuis le jour, l’heure précise de l’installation de cette sphère, les dieux semblaient plus distants, comme coupés du monde, le regard voilé. L’on nomma ce phénomène « le voile ».

Aucun doute possible, c’était là l’œuvre des graciens, et nous devions agir…

Le Grand Assaut sur la cité Gracienne, Le Grand Échec :


Cette sphère nuisait à notre lien avec les dieux et semblait au cœur des plans des graciens… Et il se trouvait qu’un navire Géant trônait en plein au-dessus de la cité !

Le 7 Septembre 1710, la sphère sembla s’activer, entrant en résonance avec le navire qui la survolait. L’on évoque de nombreuses créatures géantes autour de la cave aux géant qui auraient perdu toute forme de vie, mais aussi une explosion à la cité Gracienne, endommageant le navire !

Les rumeurs évoquèrent alors la tentative des graciens d’utiliser un puissant sortilège, en nourrissant probablement la sphère avec la vie des géants… Mais ce sortilège aurait été un échec et les graciens à la cité Gracienne en étaient tous aux abois.

Cénacle, Oubliés et Résistances s’entendirent donc sur un assaut commun sur le navire Géant !
Nous le savions sensible aux explosifs puisque nous avions pu en détruire un avec. Loin de pouvoir préparer autant d’explosifs que la fois précédente, nous comptions cependant sur le fait qu’il soit endommagé mais aussi sur le fait de viser la source de magie qui semblait l’alimenter : Nous n’avions pas besoin de de le détruire, juste qu’il s’effondre sur la ville et ainsi sur la sphère ! Il écraserait alors une bonne partie de la ville et des troupes graciennes, mais surtout cette maudite sphère.

Le 9 Septembre 1710, nous lançions l'assaut.
Les Oubliés partirent à cheval depuis les terres d’exécution avec pour mission d’attirer l’attention des graciens en semant le chaos et la zizanie au sol avec feux d’artifices et explosifs… Les feux d’artifices leur feraient penser à une simple escarmouche, et les explosifs focaliseraient leur attention au sol. Pendant ce temps, tout ceux possédant des wyvernes au sein du cénacle et de la Résistance.. Profiteraient de la diversion pour s’envoler depuis Parnassus et fondre sur le Gracien afin d’y poser des explosifs et de s’enfuir en les activant !

Le plans aurait pu bien se dérouler.

Ce ne fut pas le cas.

La diversion des Oubliés fit l’effet d’un pétard mouillé et ceux-ci se carapatèrent après avoir lancé quelques explosifs mal préparés qui ne firent aucun dégât, non sans avoir tué une vieille dame par accident.

Les wyvernes fondirent bel et bien sur le navire… Mais nous fûmes accueillis par des géants… Non des hybrides, mais bien des géants, redoutables et nombreux.

Sans parvenir à gagner du temps pour que le nain Roknir installe ses explosifs, nous étions repoussés tandis que Roknir lui était capturé, non sans avoir réussi à provoquer quelque dégâts, hélas insuffisant.

Nous rentrâmes en piteux état, et démoralisé. Pour la première fois… Nous essuyions un cuisant échec.

Pour une raison étrange, alors que nous soignions nos plaies et pleurions notre ami nain disparu.. Un navire gracien nous rapporta celui-ci, indemne. L’officier en charge nous déclara que c’était là ses ordres et non son choix. Il repartit. Roknir nous expliqua qu’ils ne l’avaient même pas torturé et ne comprenait pas la raison de son retour Les quelques piste de réponse ne viendraient pas avant des mois..

Si nous suspections qu’ils aient pu contrôler mentalement notre ami, il n’en fut rien. Celui-ci décida suite à cet échec de prendre sa retraite des combats et du front, devenant aujourd’hui forgeron à la forteresse où il exerce encore au moment où j’écris ces lignes.


Guerre d’Opinion :

Après notre grand échec, le prince Varkon, fils de l’empereur Gracien actuel « Djoda », se mit à lancer une campagne à partir du
Le 13 septembre 1710 à l’encontre de la résistance et des mouvements anti graciens afin de nous discréditer.

Il fit placer discrètement des explosifs dans certains villes et organisa lui-même leur retrait au grand jour en prétendant avoir déjoué des attentats de notre part en des lieux peuplés de civils.

Il fit placarder des affiches assurant que les troubles étaient causés par les révolutionnaires que nous étions, et annonça même la fin de toute violence par les graciens envers les peuples conquis.

Si cela fit son effet pour nous discréditer dans les cités conquises, nous étions au moins heureux de la fin des violences gratuites commises par les hybrides dans les dites villes : Plus de cannibalisme, de viols ou d’exécutions sommaires pour le plaisir.. C’était déjà ça de pris.

De son côté la résistance tâchait de riposter dans la guerre d’opinion avec de la poésie bien pensée et distribuée au plus grand nombre : Les habitants ne pouvaient pas oublier des années de violence gratuite du jour au lendemain et nous ne désirions pas les voir oublier que les graciens étaient de fourbes manipulateur : Pendant que Varkon montrait patte blanche, des paysans de Floran étaient enlevés par les graciens pour des expériences ou l’esclavagisme, dans un semblant de secret pour ne pas salir l’image qu’ils tentaient de se donner. Et le lien avec les dieux était toujours aussi affaibli.

Travaillant sur le problème du Voile, j’organisais une réunion au sommet entre tous les cultes dans la cité d’Arcane. Celle-ci prit place le 28 Septembre 1710 nous permit de recouper les pistes et d’apprendre des dires d’un prêtre Shileniste aujourd’hui disparu que les graciens semblaient travailler sur un sortilège interdit jadis déployé en Gracia mais interrompu avant terme.

Nous ne nous doutions pas qu’il s’agissait là de la première partie d’un problème plus complexe encore.


Guerre Interne, Aden la Belle :

Aden avait toujours été une cité magnifique. Cependant la gestion des Oubliés de celle-ci avait progressivement rendu cette ville bien moins accueillante.

Profitant d’une histoire d’enlèvement organisé par des démons, les Oubliés firent bouclés la ville à partir du 17 Juillet 1710 et organisèrent un couvre-feu : Passé 16 heure, il était interdit de circuler dans la ville et ce jusqu’au début de matinée du jour suivant.

Aden la Belle devint bouclée par des grilles et les Oubliés patrouillaient celle-ci pour passer à tabac toute personne passant dans leur ville en dehors des horaires, se montrant acerbes et méfiants même en dehors des heures de couvre-feu, montant progressivement le reste du monde contre eux.

Le commerce y devenait impossible et ils eurent des mots avec des représentants des marchands, essayant de faire lever ce couvre-feu, En vain.

Les Oubliés, belliqueux, n’avaient plus le Bataillon pour se battre et montraient à présent clairement une envie d’en découdre qui ne se limitait pas aux graciens.

Suite à une querelle où une personne sans clan vint m’insulter avec véhémence dans la forteresse Blanche et où mes gardes la firent mettre à terre, les Oubliés décidèrent de déclarer qu’elle était en fait membre de leur clan bien qu’elle dise elle-même le contraire, se servant alors de cette mise à terre comme prétexte de guerre.

Ils tentèrent de m’assassiner deux fois sans succès le 24 septembre 1710, venant même directement attaquer la forteresse pour leur seconde tentative. Ils furent cependant déboutés par les forces conjointes de la Résistance et du Cénacle.

Leur clan parti alors en lambeau, deux membres les quittant suite à cette tentative d’assassinat jugée stupide et belliqueuse, un autre refusant de prendre part à la guerre qu’ils déclaraient officiellement aux autres clans.

Le lendemain, le 25 septembre, les démons de l’avarice se mirent à surgir de partout en leur cité, dévorant les habitants et transformant progressivement la cité en cité de sable par un puissant maléfice.

Les Mammons passaient heureusement par hasard par là avec un portail géant qui évacuerait la population vers leur propre cité, la cité de Fafurion, où des bâtiments avaient déjà été aménagés pour recevoir les réfugiés d’Aden.

La vengeance des marchands s’était faite sentir et la cité n’était plus que de sable, maudite par les démons de l’avarice.

Le clan des oubliés ne s’en releva pas et disparu ainsi sans qu’on entend plus jamais parler d’eux.…

La Libération d'Onyx :

Le 5 Novembre 1710, Onyx gagna à son tour sa liberté dans le sang. Pourtant les armes ne furent pas même tirées.

L'on parle de rituel obscur, d'une superbe princesse abyssale du nom d'Altui, de la dame noire Jhasha...
Quoi qu'il en soit, à la fin de la soirée, les hybrides en ville avaient disparu. La ville n'appartenait qu'aux démons, une fois encore.

Pirates et prise de Rune :

Un nouveau clan vit le jour, « Le Corsaire Le Fafurion », un clan de pirate composé de membres déjà bien connus de la lutte contre les graciens et cherchant à poursuivre cette lutte en tant que pirate, fustigeant que les autres s’étaient ramollis dans le combat contre les graciens et que eux continueraient la lutte pour de vrai.

Ils vinrent d’abord demander au Cénacle et à la Résistance de les aider dans un plan de mise à sac de Floran. En effet, ils voulaient priver les graciens de l’apport alimentaire que représentaient Floran et ses champs. Des informations comme quoi l’empire était auto-suffisant en terme de nourriture et que donc seuls les gens de Floran souffriraient de ce manque de nourriture, firent que les deux clans refusèrent leur proposition. Ça et le comportement agressif du capitaine qui estimait que les habitants de Floran restant soumis aux Graciens ne méritaient pas qu’on se soucis d’eux.

Le 19 Novembre 1710 Ils firent parler d’eux en faisant exploser un moulin, une charrette et un gracien à Floran, le début d’incendie vite éteint par les villageois de l’endroit.

Leur existence vint vite aux oreilles d’un personnage bien plus célèbre qu’eux : Zaken, roi des pirates !

Faisant accoster ses navires sur les plages d’Onyx 24 Novembre 1710, le hasard fit qu’il croisa très rapidement les pirates ainsi que quelques curieux dont moi-même venus assister à l’arrivée du roi des pirates pour comprendre la raison de sa présence.

Zaken dévoila ses plans sommairement : Il comptait prendre la cité Vampirique aux graciens, et demandait pour cela la participation de l’équipage nouvellement créé. Leur capitaine décréta qu’il y réfléchirait et Zaken spécifia qu’il faudrait le recontacter sous une semaine et qu’il partirait s’il n’avait pas de réponse. S’il en avait, alors il donnerait suite et discuterait stratégie.

J’appris dans la fin de la semaine de la part d’un membre de l’équipage des pirates que le capitaine et son second avaient complétement disparu suite à l'offre de Zaken, qu’elle-même n’avait aucune nouvelle, et qu’aucune réponse n’avait été apportée à Zaken et son équipage. Après une petite discussion avec nos alliés du Cénacle, j’accompagnais la pirate et nous venions répondre à Zaken en lieu et place des pirates que nous acceptions de l’aider : Même si la méfiance régnait car nous ne pouvions avoir pleinement confiance en lui, il prétendait avoir des informations qu’il était prêt à nous partager ainsi qu’une arme secrète volée aux graciens qui serait très utile contre eux. De plus, faire un pied de nez au gracien et diminuer leur influence nous était toujours agréable.

Les pirates du nouveau clan ne reparurent pas avant longtemps et leur clan disparu ainsi.

Nous nous retrouvions alors quelques jours plus tard à Gainak, le 30 Novembre 1710, les Résistants, les membres du Cénacle, quelques indépendants et les pirates de Zaken pour mettre au point le plan d‘attaque. Zaken avait besoin de nous pour faire diversion pendant que ses hommes prendraient la cité vampirique, affirmant qu’il avait un accord avec les Von Hellman sur place. Son arme secrète était une copie de la sphère qui prenait place à la cité Gracienne, un prototype qu’il affirmait avoir volé aux Graciens et dont il saurait utiliser le pouvoir selon ses dires.

Si le plan était risqué, nous acceptions malgré tout de réaliser une diversion à la cité Gracienne pour occuper leur attention tandis que lui prenait place à la cité Vampirique.

Nous fixions une date ensemble et il nous laissa décider de comment réaliser notre diversion.

Notre plan fut simple : Charger de manière bien visible vers la sortie Ouest de la cité et nous y séparer. Une partie occuperait les troupes ici tandis qu’un groupe longerait les murs en lançant des explosifs pour créer la panique chez l’ennemi avant d’attaquer par une autre entrée. Une équipe à dos de Wyverne devait menacer d’attaquer le château en y lançant des explosifs et feu d‘artifice. Un autre groupe encore, composé des éléments les plus discret, devait neutraliser la passeuse de portail, sans la tuer, afin de limiter l’ennemi dans ses déplacement, ils en profiteraient aussi pour assassiner tout ce qui ressemblerait à un officier ou tenterait d’organiser la défense. Pendant ce temps, je profitais de ma réputation en tant qu’ennemi de l’empire pour me jeter au cœur de la ville, sous la sphère, et y hurler autant que possible pour attirer toute l’attention du monde, insultant et défiant les graciens orgueilleux qui ne supporteraient certainement pas mon impudence : Sous la sphère Gracienne, j’éviterai la possibilité que le navire Géant tire sur ma position, au risque de détruire leur précieuse sphère.

Le 9 Décembre 1710, nous lancions l'assaut !

Dans l’ensemble le plan fut un succès si ce n’est que notre équipe d’assassin dû se mobiliser pour soutenir les éléments combattant à la première porte, les graciens y étant plus nombreux et concentrés que prévu.

De mon côté j’invectivais les graciens qui se massaient sur la place centrale, le corps empli de drogues aux effets temporaire pour tenir le coup malgré le nombre face à moi. Heureusement la colère les aveuglait et le nombre les faisait se marcher les uns sur les autres, se bousculant et se gênant mutuellement pour m’atteindre.

Les graciens n’eurent d’autres choix que de faire venir des renforts de partout ailleurs tant le sang coula à flot. Je finissais par prendre la fuite quand géants et hybrides furent trop nombreux pour moi, abandonnant en un tour de passe-passe une illusion de moi-même aux griffes des graciens avant de rejoindre mes compagnons à la sortie de la ville. Nous primes la fuite et aussitôt éloignés de la cité activions nos cartes magique pour nous rendre à la cité vampirique.

Là-bas, la cité avait déjà été libérée des graciens par les vampires sur place tandis que Zaken et sa flotte, affichant le prototype de sphère gracienne à sa proue, faisaient route vers le château.

Un long moment d’incertitude s’écoula alors que Zaken semblait se préparer, nous laissant nous interroger sur ce que les graciens pouvaient bien faire>. N’y avait-il personne à l’intérieur du château pour réagir ? Zaken lui-même nous rejoignit à terre, laissant ses hommes amorcer le dispositif.

Et puis le ciel se fendit en un bourdonnement ainsi surgit le Supérion, aussi immense que terrifiant au vu du contexte.

Il se positionna au-dessus du navire de Zaken et un rayon d’énergie sembla relier le cœur du vaisseau Géant à cette sphère. Il y eu une pulsation de magie qui sembla parcourir des kilomètres entiers et puis… Plus rien.

Djoda et le procès de Zaken :

Quand nous réalisions que c’était fini, toujours réunis devant les ponts menant au château de Rune… Un personnage approchait : Djoda.

Franchement, il n’avait rien de spécial. Il se présenta à nous comme l’empereur des graciens et expliqua que nous étions dans son monde, où il avait tout pouvoir.

Nous nous présentions aussi, lui expliquant pour ma part que nous comptions le tuer.

Il se trouva que malheureusement, en son monde Djoda avait tout pouvoir, y compris celui de décider de nos actions.

Du coup, au lieu de l’éventrer sur place, il nous fit le suivre docilement vers l’intérieur du château de la cité Vampirique… Celui de « son monde » en tout cas.

Dans la salle du trône nous attendaient l’ensemble des divinités à l’exception de Sayha. Il ne s’agissait bien entendu pas des vrais dieux, mais de copies que Djoda disait avoir créé pour le seconder. Son objectif annoncé était de supplanter les vrais dieux et de les tuer, au nom du saint empire de Gracia qui était très religieux et vénérait bien plus ardemment les divinités que nous autres d’ElmoreAden. Car oui, pour lui il était parfaitement sensé de vouloir tuer les dieux qu’il vénérait. Un sacré numéro.

Djoda nous expliqua que comme Zaken s’était opposé à lui, il voulait le juger pour ses crimes. Mais qu’afin d’être juste il lui ferait un procès où nous pourrions le défendre devant un jury composé des faux dieux que Djoda avait lui-même créé pour ne pas forcément voter comme lui… Même si ils devaient faire ce que lui voulait, vous suivez ?

Parmi la douzaine d’aventurier présents, nous fumes trois à être choisis pour avocats… Ou plutôt on fut trois à décider d’intervenir car les autres étaient un peu perdus je crois.

Nous défendions donc Zaken devant des faux dieux illogiques qui voteraient pour aider un cinglé qui voulait voir Zaken mort à prendre sa décision.

De manière assez inattendue, et peut-être car il en avait marre, Djoda fini par dire qu’on avait gagné et nous renvoya dans notre monde.

Pourquoi tout cela était-il arrivé ? Pourquoi l’empereur Gracien voulait-il faire un procès à Zaken pour le voir mort ? Pour lui faire un procès à lui qui ne faisait pas du tout parler de lui avant ce jour-là, tandis que les chefs des différents clans s’opposant à son empire étaient là ? Pourquoi ne pas simplement nous avoir tous tué puisqu’il prétendait en avoir le pouvoir.

Trois réponses s’offraient à nous : Soit il était cinglé, soit il était pas vraiment tout puissant et ne faisait que le paraître… Soit les deux à la fois ! Cette dernière hypothèse étant ma préférée.

Pendant que nous étions dans cet autre monde, Djoda avait volé le prototype de Sphère déjà volé auparavant par Zaken, et s’était enfui avec à bord du Supérion. La ville, elle, restait débarrassée des Graciens et c’était une bonne chose.

Toujours est-il que nous étions. Choqués, par cette rencontre des plus étranges avec l’empereur gracien.

L’arrivée de l’élite, La chute du Bastion :

Tandis que nous nous arrachions les cheveux à essayer de comprendre cet être instable qu’était Djoda, mais aussi à tenter de comprendre sa magie ou son origine… Zaken vint à nous pour nous annoncer autour d’une bière que les graciens s’activaient et passeraient bientôt à l’action. Pour reconquérir les villes conquises ? Non, pour « éliminer les faibles », et leur première cible aurait été le bastion Lycan. Pourquoi le bastion Lycan qui était toujours sous leur domination, et non une autre ville ? Car les graciens adoraient nous embêter.

Il nous expliqua aussi que, d’après ses renseignements, Djoda ne pourrait être vaincu qu’en réunissant les trois « clefs ». Quelles « clefs » ? Eh bien… Il ne savait pas non plus, mais c’était des trucs puissants selon lui.

Ainsi Emrys, aujourd’hui Alpha du bastion Lycan, prévint Murielle de la menace et mis les enfants à l’abris à l’avance.

L’avertissement de Zaken n’aura pas été vain puisque dans la soirée du 16 Janvier 1711 , plusieurs navires graciens arborant l’insigne de la 35éme légion Gracienne surgirent au-dessus du bastion Lycan.

Nul ne les avait vu arriver, et à peine furent-ils là que l’enfer s’abattit sur le bastion.

Pendant qu’Emrys et Murielle protégeaient les jeunes Lycans, je tentais de défendre le bastion au côté des plus âgés.

Il ne s’agissait pas là de combattre de simples hybrides, qui pourraient s’apparenter aux troufions de base de l’armée Gracienne… Non, nous parlons ici de ce qui était l’élite de l’élite de l’armée gracienne, des soldats compétents soutenus par des soigneurs mystiques et des de puissants mages.

Biensûr il y eu quelques aventuriers assez téméraires pour me rejoindre, mais l’élite ne fit pas de quartier et aucun autre aventurier ne parvint ne serait-ce qu’à en abattre un… et ils étaient des centaines.

Les lycans se battirent bravement et je tint bon en leur criant de fuir… Jusqu’à ce que je sois moi-même submergé et trop grièvement blessé pour espérer poursuivre le combat, battant en retraite la queue entre les jambes et du sang dans mon sillage.

Je sais que des Lycans s’enfuirent avant moi, et d’autres après, mais ce fut un carnage sanglant. A la fin de la nuit, le bastion n’était alors plus qu’un tas de cendre… (Il ne fut rebâtit que plus tard par Sopra et des dragons, ainsi que quelques volontaires.)

Ce soir à fut une défaite pour les forces libres… Mais surtout, ce fut une leçon cruelle : Nous n’étions pas de taille face à l’élite Gracienne…


La chute d’Orient :

Gracia se vantait d’une victoire au goût amer: Ils avaient cru pouvoir détruire le bastion sans perte, mais notre défense ardue avait transformer une victoire facile en un lourd tribut de sang à payer. Mais la pilule était bien plus dure à avaler de notre côté, nous savions qu’il ne s’agissait que de l’une des nombreuses légions de l’empire et que la 35éme, même si réputée comme la plus puissante de toutes, était presque égalée par les autres légions… Qu’arriverait-il si l’ennemi décidait de déchaîner toute son armée sur nous ?

Le 23 Janvier 1711 En quête avec une amie de ce qui s’avérerait être l’une des fameuses « clefs », je soignais encore mes plaies de la défaite au bastion quelques jours plus tôt quand une missive me parvint : Orient était attaquée et quémandait de l’aide d’urgence !

Quand j’arrivais là-bas, la situation était catastrophique. La 35éme légion téléportait ses soldats au sol et les premiers d’entre eux terrassaient les quelques Orientaux réunis pour défendre la ville : Ils ne faisaient pas le poids face à des élites. Me jetant dans la mêlée j’inversais temporairement le cours de la bataille et prodiguais les premiers soins aux guerriers Orientaux pour qu’ils puissent reprendre la bataille. Mais déjà l’ennemi avait ses renforts. Ils furent au Nord, puis également au sud, et bientôt à l’Est et à l’Ouest ! Et nous tînmes bon au moins une heure durant. Vague après vague les élites graciens charcutaient nos chairs tandis que nous gagnions du temps pour que la population évacue. Et puis s’en fut trop, l’ennemi trop nombreux, nos forces trop affaiblies… J’ouvrais une dernière percée vers le Nord et nous fuyions en direction du château : L’armée Orientale s’était faite massacrer comme de rien, incapable de tenir face à des soldats possédant le pouvoir des géants.

Le château était plein à craquer des habitants réfugiés et c’est devant ses portes que nous affrontions une fois de plus les troupes graciennes qui revenaient à la charge. Cependant les combats les avaient épuisés eux aussi et après avoir repoussé quelques vagues nous trouvions enfin le temps de nous écrouler au sol pour nous vider de notre sang. Soignant comme nous le pouvions nos blessures, nous regardions Orientale brûler et agoniser au loin tout en organisant une évacuation magiques de la population : Nous réunissions nos cartes pour que les réfugiés les activent vers la Forteresse où l’un d’entre nous récupérait les cartes des réfugiés avant qu’un invocateur le ramène lui directement au château où il distribuait les cartes à d’autres réfugiés et les accompagnait à la forteresse pour recommencer…

En une nuit, Orientale était tombée. Un Navire Gracien s’était écrasé pendant la bataille sur la célèbre cave Orientale et les graciens couvraient les habitants n’ayant pas pu évacuer à temps d’huile avant de les enflammer et les jeter dans leurs maisons pour qu’ils y meurent dans d’atroces souffrance…

L’explosion d’Orient :

Tandis que la Résistance prenait en charge l’ensemble des réfugiés d’Orientale mais aussi de Rouage qui avait été abandonnée et dont la population avait fui par peur du retour des graciens, d’abord partagée avec Orientale où une certaine Eveara avait construit le « Hameau » pour les accueillir… Maintenant la Forteresse accueillait les réfugiés des deux villes et se préparait à une potentielle attaque gracienne : Orientale était tombée, ils viendraient probablement à la Forteresse où le premier clan s’étant opposé à eux était installé… Nous consolidions les hauts murs, faisions préparer par les ingénieurs de rouage des armes de siège pour abattre les navires graciens… Tout pour ne serait-ce qu’avoir une chance de repousser les graciens à l’heure où ils se manifesteraient. Les habitants eux étaient contraints de se serrer, des tentes installées dans les rues de la ville.

A Orientale, les Graciens n’avaient toujours pas pris la peine d’envahir le château où se terrait la reine et ses derniers soldats.

Un plan fut mis en place afin de punir les graciens et cette foutue 35éme légion de leur action…

Sous la ville était de longue date installés des tunnels par dizaine. Tout un réseau souterrain avec différentes sorties dont les graciens n’étaient pas au courant… Alors ces tunnels furent emplis d’explosifs des jours durant aussi discrètement que possible. Et quand le dernier baril d’explosif fut mis en place, nous étions tous présents pour voir la reine allumer la mèche elle-même.

C'est ainsi que le 5 Février 1711 Orientale explosa, et avec elle la majeure partie de la 35éme Légion qui y était stationnée.

Alors les aventuriers de tout horizon vinrent pour achever les graciens survivants qui tentaient de s’enfuir de la cité de feu et de roche incandescente.

Dans un cri de rage qui résonna sur plusieurs kilomètres, le Tribun Gracien Hektasis, dirigeant de la 35éme légion, apparut dans le ciel à bord de son vaisseau.

Tant que nous achevions ses hommes au sol, lui, fou de colère, faisait pleuvoir une dévastation sans fin sur nous depuis son navire, tuant ses propres hommes sans même le réaliser tant la rage l’habitait.

Battant en retraite jusqu’au château une nouvelle fois, nous espérions y utiliser les armes de siège qui s’y trouvaient pour repousser Hektasis mais celui-ci ne nous suivi pas jusque-là.

Alors que l’espace d’un instant nous pensions avoir réussi une opération sans perte… Le Superion apparut dans un vrombissement qui nous saisit tous d’horreur.

L’air se chargea en énergie, crépitant, électrisant alors qu’un profond sentiment de détresse grandissait en nous : Le Superion, fleuron de la flotte Géante, symbole ultime de la technologie ennemie… s’apprêtait à faire feu, la sphère à son bord incandescente d’énergie.

Mes compagnons et moi hurlions un ordre de retraite tandis que certains restaient paralysés par la vision qui s’offrait à nous d’un navire gigantesque, dix fois plus imposant au moins que le château où nous avions trouvé refuge !

Nos cartes s’activèrent et la plupart d’entre nous arrivions à la Forteresse. Nous apprendrions plus tard que le château d’Orientale avait été complétement réduit en cendre, chaque pierre changée en poussière lorsque le Supérion avait fait feu, et tout ce qui trouvait à l’intérieur également…

Hektasis, la chute d’un tribun :

Nous reprenions notre souffle, des Orientaux pleuraient leur château, d’autres fêtaient leur vengeance sur la 35éme… Quand ce qu’il en restait arriva à la forteresse !

La 35éme légion était en miette, ses effectifs réduits presque au néant… Mais Hektasis lui était encore là… Et il avait rallié deux autres légions avec lui dont les navires surgissaient par dizaines entières dans le ciel !

Nous nous réunissions sur la grande place.

On ne pouvait fuir, la population de trois villes entière était réunie ici, impossible à évacuer au vu de la situation… Alors nous devions combattre… Combattre des navires qui feraient pleuvoir le feu et l’acier sur nous !

La cause était peut-être bien perdue d’avance, mais nous allions le faire… Emrys entama une prière à Aurakia sur la grande place, là où nous avions déjà par le passé réaliser bien des cérémonies en son nom… Je le suivais, et bientôt nous l’imitâmes tous… La Dragonne de Lumière dormait sous la cité et nous espérions, que d’une façon ou d’une autre.. elle nous prêterait sa force pour ce combat.

Il se trouve qu’un Dragon allié, Brengulch, avec qui nous avions déjà eu quelques échange choisi ce moment-là pour surgir dans le ciel et s’élancer contre les navires graciens, les bousculant, les déchiquetant de ses griffes, les brulant de son souffle, les forçant à concentrer leur attention sur lui !

Mais tandis que les navires concentraient leur arsenal de mort sur le dragon dans les airs, ils téléportaient leurs légions au sol.. Trois légions, ou plutôt deux et des poussières, apparaissaient sur la grande place, les graciens téléportés par dizaine les uns après les autres !

Nous combattions alors, défendant chèrement nos vies au sol. Les fidèles de Brengulch, des êtres draconniques qui avaient aider à reconstruire le bastion Lycan, se joignirent à la bataille au sol en venant nous seconder !

Les graciens avaient pu prendre Orientale en l’attaquant un soir par surprise… Mais ce jour-là nous étions tous déjà réunis et donc tous présents : Les Orientaux oui, mais surtout toute la Résistance et ses alliés comme les aventuriers indépendants et même les dragons ! Et nous tenions, nous les repoussions, nous les écrasions sur le champ de bataille !

Et puis un cri strident transperça les cieux alors que Brengulch était touché de plein fouet par le feu nourri des navires Graciens, le dragon partant s’écraser dans l’extérieur de la ville, griévement blessé… et suivi par plusieurs navettes de soldats Graciens qui comptaient bien ‘l’achever au sol !

Deux d’entre nous, parmi les meilleurs combattants, se détachèrent alors des combats pour venir en aide à notre allié blessé et le protéger tandis que je restais diriger la défense de la ville.

Hélas le manque de deux de nos meilleurs guerriers se faisait vite sentir et l’ennemi au sol reprenait le dessus.. Tandis que dans le ciel, les vaisseaux endommagés se replaçaient pour tirer non pas dans les airs, mais sur la ville…

Tout était perdu… A moins que…

L’air vrombit une nouvelle fois et un navire gracien apparut dans le ciel, heurtant de plein fouet un autre navire ! Un accident ? Un allié des graciens venu en renfort et ayant fait une erreur de vol en heurtant ses alliés ? Bientôt ce fut trois puis dix, puis vingt autres navires qui suivirent le premier navire, rentrant en collision directe avec les vaisseaux s’apprêtant à ouvrir le feu sur nous et entamant un combat aérien, vaisseau gracien contre vaisseau gracien.

Le spectacle inattendu provoqua un arrêt des combats, l’espace de quelques secondes : Plus personne ne comprenait rien, ni nous, ni les graciens au sol que nous affrontions.

Et puis une voix s’éleva derrière moi, une petite garde d’élite Gracienne venait d’être téléportée proche de nos rangs et le jeune homme, bien qu’adulte qui prenait la parole avait tout de celui qu’il prétenda être en se présentant : Varkon, prince héritier de Gracia, Fils de Djoda lui-même ! L’Ordure qui nous avait discrédité aux yeux des populaces ! Mais aussi le gracien qui avait ordonné la fin des violences dans les cités conquises… et il dirigeait la légion qui nous avait ramené Roknir lorsqu’il avait été arrêté après notre attaque à la cité gracienne !

Il se présenta en quelques mots et nous dit que nous discuterions une fois l’ennemi repoussé Il tira sa lame au clair et avec sa garde d’élite, à nos côté, ils chargèrent les graciens au sol qui nous mettaient à mal.

Ce renfort inattendu, l’incompréhension dans les rangs ennemi, le fait de voir leurs navires dans le ciel perdre la bataille arienne… Le rapport de force se retrouva bousculé et nous gagnions la bataille au sol tandis que dans les cieux, les navires graciens ennemis prenaient la fuite les uns après les autres !

Seul restait un vaisseau en feu qui partirait s’écraser non loin de la cité… Mais avant, une silhouette de feu et de fureur en sauta : Hektasis lui-même, le tribun de la 35éme légion maintenant réduite à néant… Le regard fou, son énorme épée à la main, il nous chargea seul contre tous.

Il se battit comme un diable, méritant son surnom de démon de Gracia. Mais il perdit cette ultime bataille et après s’être relevé trois fois nous le vainquions une bonne fois pour toute, l’enchainant alors qu’il se débattait encore malgré de profondes blessures.

Nous avions gagné…

Brengulch était blessé mais avait survécu.

La cité couverte de sang mais entière et sa population sauve…

Nous avions gagné…

Varkon, le mystère Gracien, un semblant de paix :

Varkon nous avait tous sauvé dans cette bataille, aucun doute là-dessus.

Quand l’agitation retomba il vint m’offrir une poignée de main et nous parlions tous, du moins ceux qui n’étaient pas trop exténués dans les combats ou gisant dans une marre de leur propre sang…

Nous avions tous des blessés à faire soigner aussi la conversation fut courte, elle n’avait pas besoin d’être longue : Varkon nous donnait rendez-vous pour discuter d’une trêve entre nous, dès que nos blessés seraient soignés et la population rassurée.

Alors nous soignions nos blessés, certains égratignés, d’autres gravement blessés… Moi et mes proches nous assurions, dans une cellule, qu’Hektasis survivrait à ses blessures. Il y avait bien des crimes dont il devrait répondre, mais nous étions aussi certains qu’il saurait nous éclaircir sur certains mystères entourant son empereur.

La rencontre avec Varkon eut lieu le lendemain, le 6 Février 1711 au sanctuaire d’Einhasad. Si tous n’y étaient pas nécessairement conviés, le manque de discrétion de Varkon attira tous les curieux alors il fut impossible de faire sans toute une troupe de personnes complétement étrangères à la politique venant discuter leur bout de gras à deux mètres de négociations majeures pour l’avenir du monde…

Ainsi Varkon nous expliqua que Gracia n’était pas unie, mais sujette à dissension : Djoda, son père, l’empereur, n’avait pas été vu depuis longtemps à Gracia. Aussi le prenions nous de court en lui annonçant l’avoir rencontré.

Il nous expliqua que Hektasis servait son père et que son parti, les « conservateurs » voulaient voir les gens d’ElmoreAden être traités en esclaves ou en insecte si ce n’est massacrés. Lui, du parti de la « Coalition » voulait incorporer ElmoreAden au sein de l’empire et faire basculer d’eux même les habitants en sujets graciens fidèles à l’empire. Aussi Varkon s’opposait aux actions d’Hektasis et son père, et c’était là la raison de l’aide qu’il nous avait apporté. Même s’il désirait nous voir conquis, il ne désirait pas les massacres que souhaitaient nombreux de ses paires.

Mais un sujet le préoccupait plus que tout autre chose : Le Silence des dieux.

Selon lui, Gracia était très croyant et avait été soutenu par les dieux dans leur conquête d’ElmoreAden. Sayha n’était qu’un élément perturbateur qui s’était opposé aux siens en aidant les mortels. De notre côté nous lui contions les différentes preuves que les dieux étaient de notre côté et non du leur… Cela ne le convainquit pas… Mais ce n’était pas là le sujet de la discussion.

Nous faisions remarquer à Varkon que le silence des dieux était survenu avec l’installation de la sphère à la cité Gracienne et lui racontions également notre rencontre avec Djoda, où celui-ci avait avoué vouloir tuer les dieux, et qu’il avait créé de faux dieux… à l’exception de Sayha qu’il n’avait pas copié.

Cela expliquait beaucoup de chose à nos yeux. Varkon et les siens pensaient être soutenus par les dieux car Djoda avait fait se manifester ses faux dieux auprès d’eux ! Mais l’installation de la sphère avait coupé les graciens des dieux eux aussi… Le mystère s’épaississait…

Hélas Varkon et les siens refusèrent de nous croire. A leurs yeux, il était impossible que l’empereur puisse nourrir de tels projets, c’était trop fou, comme cette histoire de faux dieux.

Ils étaient cependant en accord avec nous sur l’étrange coïncidence entre l’installation de la sphère dont ils ne savaient pas grand-chose, et le silence des dieux. Pour eux l’explication devait être ailleurs, et probablement pas du fait de leur empereur.

Ils nous offrirent cependant une trêve. Ils nous assuraient qu’ils ne nous attaqueraient pas, et s’arrangeraient pour que nous ne soyons plus attaqués, à la condition que nous n’attaquions plus Gracien. De plus, ils s’assureraient que plus aucune violence ne soit commise sur les peuples des cités conquises.

De plus nous collaborerions ensemble pour mettre fin à ce mystère du « voile » afin que les dieux nous reviennent.

Un point important vint alors sur la table des négociations : Hektasis. Il était un opposant et un rival du prince, mais celui-ci ne le voulait pas mort. Pour autant il voulait le récupérer afin de le quesitonner… En effet Hektasis était responsable des déplacements du Supérion, mais nul jusque-là ne pouvait expliquer comment il l’avait fait se déplacer jusqu’à Orientale pour en détruire le château, ce qu’il avait pourtant visiblement fait… La seule personne en Gracia le contrôlant jusque-là étant l’empereur, Varkon et les siens avaient bien des questions à lui poser.

Moi et les miens, puisque Hektasis était détenu à la Forteresse, acception de le leur livrer qu’à une seule condition : Qu’ils nous aident à nous emparer de la seconde « clef », détenue par l’empereur lui-même dans un fort impérial réservé d’accès à la famille impériale et dont la localisation même nous était inconnue : Varkon savait forcément où se trouvait ce lieu !

Malgré une claire hésitation, Varkon accepta l’échange d’informations sur ce lieu contre Hektasis.

Le bras droit de la reine d’Orient, alors partie pour cause de fatigue, s’opposa à cet échange avec véhémence : Il n’avait pas suivi cette histoire de clef et refusait de voir Hektasis échangé pour quelque chose qu’il ne comprenait pas ! Une dissension dans « l’Union » se créait déjà… Nous n’eûmes pas le temps de faire valoir que ce prisonnier était le nôtre, ni d’expliquer au bras droit de la reine de quoi il en retournait : Varkon déclara que cet échange reprendrait quand nous serions d’accord et quitta les lieux pour retourner à la politique de l’empire.

Nous expliquions brièvement l’histoire au bras droit qui accepta alors l’échange, trop tard, Varkon était parti…

Le retour de Djoda, la seconde Clef : :

Profitant alors d’avoir Hektasis entre nos mains, nous décidions de l’interroger nous-même : Il ne m’appréciait clairement pas, alors je ne fus que témoin d‘un interrogatoire fait tout en douceur en comité restreint par Sopra. L’interrogatoire portait ses fruits quand soudain… Djoda fit son apparition.

Le temps sembla se figer, Sopra et moi suspendus dans les airs malgré tous mes efforts pour essayer de massacrer ce Djoda. Nous ne pouvions plus rien faire… Rien… Pas même bouger un doigt. Nous n’étions pourtant pas dans son monde !

Djoda déclara qu’il ne voulait pas qu’Hektasis en dise trop, que cette réalité ne lui plaisait par, et en agitant les mains il nous montra différente réalité qui auraient pu avoir lieu, une ou je tuais hektasis, un ou il s’échappait et nous tuait tous, une où il se suicidait pour ne pas répondre aux questions… Il s’arrêta sur une réalité où Hektasis n’existait plus et… Hektasis se replia sur lui-même jusqu’à disparaître, comme s’il n’avait jamais existé, ne restant de lui que ses bandages ensanglantés.

Alors Djoda dit que ça lui convenait, disparu, et nous récupérions le contrôle de nos corps… Foutu DJoda.

Alors privé de monnaie d’échange et sans information suffisamment importante, nous élaborions mille et un plan pour contrecarrer Djoda.

Quand le lieutenant de Varkon revint à nous pour échanger Hektasis, nous lui apprenions l’intervention de Djoda. Bien qu’il ne nous crut d’abord pas, nous lui faisions visiter l’ancienne cellule d’Hektasis et profitions qu’il soit un mage expérimenté pour lui demander de sentr les énergies ayant pris place en ce lieu, celui-ci constatant l’utilisation d’une magie comme aucune autre. S’il ne nous croyait toujours pas sur le fait que l’empereur soit venu tuer son second, il accepta de reconnaître que quelque chose le dépassant avait eu lieu et avait tué Hektasis, et que ce n’était pas de notre fait.

Nous cherchions à négocier un autre moyen d’obtenir la seconde clef mais cela ne porta pas ses fruits avant un bon moment, quand Varkon, le 23 mars 1711, par un habile stratagème nous fit téléporter directement dans le lieu de nos convoitises, la forteresse de la famille impériale. Nous y affrontions des adversaires terribles tel qu’une porte demandant un mot de passe magique qui n’était pas « S’Il Vous Plait », ainsi qu’une épreuve d’histoire plutôt sympathique sur les dieux et dragons… si ce n’est que nous devions la résoudre aveugles.

Enfin nous accédions à un repaire mystique où Varkon nous attendait avec la seconde clef, nous expliquant que pour la récupérer, quelqu’un devait sacrifier sa vie. J’offrais la mienne.

Au moment où j’allais toucher la clef et donc sacrifier ma vie, Djoda apparut et tua son fils Varkon. Puis pour m’empêcher de toucher la clef il me coupa la main. N’attendez pas là de récit épique sur un combat à l’épée ou un duel de magie : Djoda décida que son fils meurt, et celui-ci cessa d’être. Djoda décida que je perdais une main, et celle-ci se détacha de mon corps et tombe net.

Il tenta alors de ramasser la clef, mais celle-ci l’attaqua et il perdit de sa superbe, déclarant que son fils l’avait piégé, ramenant son fils à la vie bien que dans un état clairement amoindri… et s’enfuit sans la clef.

Je la ramassais et découvrais ainsi que Varkon nous avait juste emmener en bateau sur un point : Aucun sacrifice n’était requis, il voulait simplement voir si nous étions prêt à risquer nos vies.

Nous avions deux clefs… et aucun indice sur la dernière.

Combat Faussement Divin :

La situation stagnait légèrement depuis la récupération de la clef dite « de la foi ». Celle-ci était endommagée et j’avais beau en prendre soin, elle restait inutile. Nous n’avions aucun indice sur la troisième clef, Djoda était introuvable, et Varkon était dans un état où il ne nous était d’aucune utilité.

Le 28 Mai 1711, alors que je priais mon dieu, Gran kain, en compagnie d’une autre fidèle à son sanctuaire… Une faille chaotique des plus étranges s’ouvrit. En apparu alors un être qui… ressemblait et sentait comme Gran Kain, semblable à la version que nous trouvions dans les songes de la dragonne Aurakia. Il était semblable à ce qu’aurait dû être Gran Kain en terme d’Aura… Mais ça ne pouvait être lui : Il était faible, et blessé. Djoda apparu derrière lui, clamant qu’il allait l’achever…

Je savais bien entendu que ce n’était pas le vrai Gran Kain, mais l’ennemi de mon ennemi est mon allié, et je n’aimais pas Djoda. Nous nous battions donc contre lui avec le faux Gran Kain. Ce dernier mourru et tous les fidèles de Gran Kain sentirent comme un coup de poignard au cœur… C’est là que la fidèle qui m’accompagnait et moi tuions Djoda. L’Empereur Gracien ayant cependant un nombre de vie semble-t-il illimité dans sa manche, nous le tuions encore cinq fois avant qu’il ne déclare qu’un truc clochait et qu’il ne prenne la fuite.

Je m’empressais d’éteindre la rumeur selon laquelle Gran Kain était mort : Ce n’était de toute évidence que l’un des dieux factices créé par Djoda. Se serait-il retourné contre son créateur ?

Cela et le chaos engendré par la situation me propulsa haut prêtre de Gran Kain et j’organisais pour contrer Djoda… LA PLUS GRANDE DES CEREMONIES !

La plus grande des cérémonies :

Djoda avait osé insulter le culte de Gran Kain en prétendant avoir détruit le dieu de la destruction lui-même !

Des centaines de missives, des jours de préparation des milliards d’adenas et d’objets donnérent le jour à mon projet pour contrer cela : Une cérémonie religieuse plus imposante que jamais, un projet que je nourrissais depuis des mois et avais déjà commencé à préparer.

Elle fut réalisée, après moults préparatifs, le 26 juin 1711.

Au cœur de cette cérémonie Grandiose et des nombreux fidèles, plus que je n’en avais jamais vu réuni même à la réunion des cultes, se trouvait un marteau forgé par une forgeronne Kaïniste à écaille de dragon. Un objet forgé avec les matériaux les plus rares qui soient… au cœur d’une cérémonie grandiose afin d’en faire l’arme de notre vengeance et de notre courroux : Le Marteau de la Destruction.

Après une cérémonie haute en couleur, nous offrions tous notre sang sur le marteau et sur l’un des élément important : Un fragment d’essence Kainiste issu du songe, un bout de Gran Kain tel que le rêvait Aurakia. Même des personnes étrangères au culte Kaïniste vinrent participer et donner de leur personne et leur puissance.

Au final, la Fausse Einhassad crée par Djoda vint elle-même donner toute sa personne pour parfaire le marteau, histoire de participer à la vengeance de son… faux mari ?

Ainsi le Marteau fut finalisé… Et Djoda arriva.

L’empereur Gracien déclara que cet objet n’était pas pour des mortels comme nous et tenta de s’en emparer, utilisant sa magie absurde après un semblant de combat pour nous immobiliser et tenter une fois de plus de s’emparer du marteau. Il ne fit que l’effleurer et se figea, son visage entre colère, incompréhension et peur… Sa magie nous immobilisant pris fin et quelqu’un lui assena un coup de dague : Il s’enfuit dans la hâte.

Nous avions une arme suffisant à faire trembler d’effroi l’empereur Gracien… La vengeance serait notre !

Ensuite… :

L’on ne revit plus jamais Djoda.

Il s‘avéra que la plupart de ses maléfices furent défaits au moment où il toucha le marteau et Hektasis revint ainsi à la vie.

Nous collaborions quelques temps avec lui et Varkon pour chercher Djoda et espérer trouver où et comment le vaincre… Mais cela s’avéra vain.

Les rumeurs nous firent apprendre plus tard, avec le début des tensions à Gracia, que toujours selon les rumeurs, l’empereur serait rentré en Gracia gravement blessé ce soir-là. Le marteau aurait annihilé sa magie absurde et le coup de dague l’aurait mortellement blessé. Nul ne sait ce qu’il advint alors mais le poste d’empereur devint vacant et l’on peut raisonnablement penser que Djoda aura succombé à ses blessures, si ce n’est aux assassins.

Hektasis rentra en Gracia avec le Supérion pour s’entre-tuer avec les siens, les fidèles de Varkon également… Quant-à Varkon lui-même, toujours sous l’effet de la magie de Djoda le diminuant gravement, il prit sa retraite et on n’en entendit plus parler.

Quant-aux clefs… La première disparu. La seconde, elle, pour nous remercier d’avoir pris soin d’elle, leva le Voile et nous permis de sentir pleinement les dieux à nouveau, qui allaient très bien semble-t-il et se délectaient certainement de nous voir paniquer à ne plus les sentir pleinement. La seconde clef nous aida également à mettre fin à quelques maléfices terribles tel que les pluies de sang et l’invasion des Lilims. Elle est toujours là, quelque part.

La troisième clef restera un mystère et c’est peut-être mieux ainsi.

Les mesures mises en place par Varkon pour la fin des violences dans les cités conquises restèrent en place, et Gracia plongea dans une guerre interne qui éloigna considérablement son attention des cités libérées.

La Résistance disparu alors, ayant fait son temps dans une guerre qui aujourd’hui avait laissé place à une paix relative.
L’Ordre Draconnique reprendrait la suite pour la gestion de la Forteresse, désormais Forteresse d’Aurakia.

Clôture :
Voici la fin du Volume 3 de la guerre contre Gracia.

J’espère que vous aurez appris des choses sur notre histoire et vous remercie de votre lecture !

Et qui sait… Peut-être un jour publierai-je un quatrième volume ? Les premières lignes sont déjà toute trouvées…
Azen Fil’enaün, ancien seigneur de la Résistance, Vahlok de l’Ordre Draconnique, 1712
HRP : "Francais Sympa" Dixit Lhaerial

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